Comédie absurde pour 2 comédiens (durée : 25 min)
Compatibilité avec votre compagnie
✔️ 2 comédiens (1F/1H)
✔️ Décor ultra léger : une porte + accessoires de jeu
✔️ Jouable en salle, festival, lever de rideau, atelier (rythme + précision demandés)
Pour vérifier si la pièce correspond à votre compagnie.
Résumé de la pièce
Une porte. Deux inconnus. Rien d’autre.
Elle arrive en urgence : rendez-vous “Barrackingcox Corporation”, ponctualité militaire. Lui aussi : Fan Djin, son acupuncteur. Tout irait bien… si la porte voulait bien s’ouvrir.
Ils commencent poli. Ils poursuivent en duo lyrique, avant de finir chiens de garde.
À force de crier “LA PORTE !”, d’argumenter sur la barbarie, de courir épaule en avant, ils découvrent la vérité : ce n’est pas une serrure. C’est un sas. Et la carte rouge (“Service des éléments entrants”) ne donne pas seulement accès : elle distribue le pouvoir.
Le sketch bascule alors en duel sec, nerveux, de plus en plus cruel — jusqu’à la question qui retourne tout : cette porte, on la franchit… pour entrer ? ou pour sortir ?
Pourquoi cette pièce fonctionne sur scène ?
Cette pièce convient tant aux compagnies amateures qu’aux compagnies professionnelles parce que :
C’est une mécanique en crescendo millimétré : de “Ohé ?” à la transe à deux (“LA PORTE !”), on a une vraie partition de rythme, aisée à s’approprier, jouissive à jouer.
Le duo est un champ de bataille : la cadre pressée (tirade “citoyenne du monde”) se transforme, grâce à la carte rouge, en douanière puis en prédatrice. Le basculement est net. Donc drôle. Donc inquiétant.
Le texte a une progression nette: la fente au-dessus de la poignée, la carte rouge, le passage du vouvoiement au “mon petit pote”, la lacrymo… À chaque accessoire, une marche de plus vers la violence ordinaire.
C’est un huis clos qui s’ouvre sur un choc visuel/sonore : bruits de jungle, danse “transe”, pluie de billets déchiquetés… Le final clôt cette miniature avec une image forte (même avec peu de moyens, si vous le suggérez intelligemment).
Ça laisse une trace : on rit, puis on se rend compte qu’on a applaudi un mécanisme de contrôle. Et ça, sur scène, c’est précieux.
Distribution et jouabilité
Distribution
- Nombre de personnages : 2 (Elle / Lui)
- Adaptations possibles : non (répartition 1F/1H structurante dans plusieurs répliques)
(Option : figurants/mouvement pour le tableau “danseurs” — mais la pièce fonctionne sans.)
Durée
- Durée standard : 25 min
- Variantes possibles : oui, à la marge (selon tempo, respiration des silences, traitement du tableau final)
Représenter la pièce (SACD)
Toute représentation publique doit faire l’objet d’une déclaration auprès de la SACD.
Autres distributions possibles
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Conseils de mise en scène
Pistes de travail
- La porte comme “totem”
Une vraie porte (même simple) change tout : poignée qui résiste, poids, bruit sourd des coups. Plus elle “existe”, plus le duo devient crédible… et plus la montée en rage fait rire (jaune). - Rythme : jouer la partition
Le passage “Ohé” → “LA PORTE !” doit être traité comme une partition : paliers, accélérations, essoufflement, silence. Le silence est une réplique. - Entrées/sorties : clarté absolue
Ici, c’est minimaliste : on ne “multiplie” pas l’espace. On le tend. Tout se joue autour du seuil : qui le tient, qui le perd, qui le reprend. - La bascule de statut (et de langage)
Carte rouge → tutoiement → “mon petit pote” → “tu veux passer ? qu’est-ce que tu me donnes ?”. C’est la colonne vertébrale. - Violence : chorégraphier (et sécuriser) sans casser le comique
Lacrymo factice, saisie au col, dépouillement, pantalon : tout doit être “propre” (jeu cadré, sous-vêtements/legging adaptés, timing net). Plus c’est maîtrisé, plus c’est drôle. Et plus c’est glaçant.
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Questions fréquentes sur Urbi et Orbi
Peut-on adapter la distribution ?
Non. La pièce est écrite pour 1F/1H, et cette répartition est structurante à bien des égards.
La pièce convient-elle à une compagnie amateur ?
Oui — décor minimal, duo lisible, durée courte.
Mais elle demande du tempo et une précision de jeu (surtout dans la montée et la bascule de domination).
Peut-on la jouer sans figurants ni “danseurs” ?
Oui. Le tableau final peut être traité au son / lumière / hors-champ. L’essentiel, c’est le vertige : ce qu’il y a “de l’autre côté”.
À qui s’adresse cette pièce ?
Aux troupes qui aiment les textes intelligents et décalés, aux ateliers qui veulent travailler sur la présence scénique, et aux spectateurs qui aiment rire tout en se posant des questions.
Si vous n’aimez pas l’absurde, passez votre chemin ; sinon, ouvrez la porte.
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