L’imparfait du subjectif

Comédie grinçante à huis pour 2 comédiens (durée : env. 60 min)

Compatibilité avec votre compagnie

✔️ 2 comédiens (1 femme / 1 homme)
✔️ Répartition fixe
✔️ Décor unique et très léger (un fauteuil, un guéridon, quelques accessoires)


Pour vérifier que la pièce correspond à votre compagnie.


Résumé de la pièce

Louis, directeur d’un institut catholique, rentre d’un conseil de discipline “efficace”. Il veut une soirée calme. Vraiment calme. Whisky, prière… et petits coups de fil venimeux à son rival (le genre d’appel où l’on parle de “Bachelor” comme on parlerait d’une guerre sainte).

Sauf que la soirée se fait cambrioler par le passé : Isa, ex-camarade de terminale (Isabelle Carouge), débarque chez lui… et vient plaider pour Raphaël, l’élève sanctionné. Très vite, le face-à-face vire au duel. Isa ne réclame pas une simple seconde chance : elle veut l’impossible. Et elle a des arguments.

Puis elle lâche la bombe : Louis serait le père de son fils Raphaël. Dès lors, tout s’accélère. Chantage, morale catholique retournée comme un gant, hypocrisie mise à nu, photo “sortie de son contexte”, et même… une tentative de neutralisation chimique dont Louis se félicite avec un sang-froid inquiétant.

Et quand on croit que le pire est derrière, la vérité se dérobe encore : le père n’est pas celui qu’on pensait. Sauf que Raphaël, lui, ne s’est pas calmé entre-temps… il a trouvé un moyen de remettre le feu. Littéralement.


Pourquoi cette pièce fonctionne sur scène ?

Cette pièce convient particulièrement bien à une troupe (amateur ou pro) parce que :

  • C’est un vrai huis clos à deux. Une arène. Un fauteuil, un guéridon, et la guerre commence. Le décor sert le jeu, pas l’inverse.
  • La mécanique est une escalade nette, lisible, addictive : conseil de discipline → irruption d’Isa → “mère de Raphaël” → “père de Raphaël” → chantage → renversement final. Les relances sont incessantes.
  • Le comique naît de la collision des masques : Louis passe du directeur pieux au stratège cynique, du mari au “bon chrétien”, puis au monstre de mauvaise foi… parfois dans la même phrase (souvent au téléphone).
  • Gags récurrents efficaces (la prononciation de “Jésus”, la morale catholique instrumentalisée, la maison “trop rangée”, le passé qu’on réécrit) : ça crée une ossature comique, pas juste des vannes.
  • Deux partitions à jouer, vraiment. Isa n’est pas “la visiteuse” : elle attaque, recule, contre-attaque, manipule, se trompe, revient. Louis, lui, se révèle par degré. C’est un duel de précision.

Distribution et jouabilité

Distribution

  • Nombre de personnages : 2 1F/1H
  • Adaptations possibles : non (distribution fixe)

Durée

  • Durée standard : env. 60 minutes
  • Variantes possibles : non (construction tendue, sans coupe naturelle)

Représenter la pièce (SACD)

Toute représentation publique doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de la SACD, y compris pour les troupes amateurs.


Autres distributions possibles

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Conseils de mise en scène

Pistes de travail

  • Tenir la montée en pression. Au début, Louis croit contrôler. Il faut que ça se voie. Puis Isa gagne du terrain : chaque “révélation” doit être un cran de plus, pas une variation.
  • Soigner les bascules téléphone / face-à-face. Le téléphone n’est pas un accessoire : c’est un masque. Quand Louis répond “tout miel” et se retourne “tout venin”, c’est là que la salle rit et prend de la distance par rapport aux personnages.
  • Gérer les accessoires comme des preuves. La photo (et le “contexte”), les verres, la coupe, la bouteille : tout doit être manipulé clairement. Ici, un objet = une menace.
  • Sécuriser le physique. La titubation/chute d’Isa se règle au millimètre. Idem pour les moments plus “tendus” (menace, empoisonnement, agitation). 
  • Assumer le grinçant. Les passages au mauvais goût volontaire, les outrances, la cravache : ça marche si c’est joué tout en démesure.

Ils ont monté cette pièce

Les Débutants (Seine et Marne) ont joué la pièce durant deux ans en 2023 et 2024.


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Questions fréquentes sur L’Imparfait du subjectif 

Est-ce vraiment une comédie ?

Oui, mais une comédie noire. On rit de ce qui dérange, pas de ce qui distrait. L’Imparfait du subjectif joue sur l’ambiguïté entre la cruauté et le ridicule des rapports humains — un humour qui surgit quand les masques tombent.

Deux personnages seulement… ça suffit pour tenir une heure ?

Largement. C’est un duel, pas un duo. Chaque échange est une mise à feu. Les silences, les regards et les sous-entendus sont aussi importants que les répliques. Les comédiens n’ont pas une minute pour respirer — ni le public.

Est-ce difficile à jouer ?

Oui, mais c’est un plaisir rare. Les deux rôles sont exigeants, parce qu’ils oscillent sans cesse entre la comédie, la tension et l’émotion. Les acteurs doivent accepter d’être vulnérables, parfois odieux, souvent brillants.

Faut-il un décor particulier ?

Non. Un fauteuil, un guéridon, deux verres — et l’espace mental fait le reste. L’intérêt est dans la confrontation, pas dans le mobilier. C’est une pièce pensée pour se jouer partout : salle, café-théâtre, salon.

Est-ce une comédie “tout public” ?

C’est une comédie noire / grinçante : langage cru par endroits, chantage, thèmes adultes. Parfaite si vous cherchez du mordant. À éviter si vous voulez une comédie “bon enfant”.


Porte ouverte

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