De Profundis clamavi

Comédie absurde et satirique d’entreprise2 interprètes – env. 25 min

Un salarié disparaît… sans bruit.
Pas physiquement. Administrativement.
Et face à lui : un médecin d’entreprise qui coche des cases, prescrit du “bien-être” et laisse le monde continuer… comme si vous n’aviez jamais existé.

Compatibilité avec votre compagnie

✔️ 2 interprètes (2F / 1F–1H / 2H)
✔️ Genre adaptable : les deux rôles peuvent être joués par n’importe quel genre
✔️ Décor très léger : un cabinet/box clos + une pièce d’eau (montrée ou simplement suggérée)
✔️ Unité de lieu + tension sonore + montée paranoïaque : efficace même sur petit plateau
✔️ Un grand morceau “satire corporate” jouissif à jouer (monologue “Vortex”)


Pour vérifier si elle colle à votre duo, à votre plateau et à votre public.


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Résumé de la pièce

Rodolphe Serling vient voir le médecin de l’entreprise : il ne dort plus dans le noir, il sue, il tremble… et il entend un sifflement. Le docteur Koupaplh l’écoute, coche des cases, prescrit une préparation maison (“paix intérieure”) et déroule, avec un calme glaçant, la novlangue du bien-être corporate.

Puis tout se détraque. Serling affirme que des collègues ont disparu sans laisser de trace — pire : personne ne se souvient d’eux. Et, le matin-même, on ne l’a pas reconnu. Son bureau a disparu. Son nom aussi. Jusqu’au moment où le standard tranche : “Aucun employé du nom de Serling.” Le monde continue… comme si Serling n’avait jamais existé. 


Pourquoi cette pièce fonctionne sur scène ?

Cette pièce marche parce qu’elle est simple à jouer… et vicieuse dans ses effets :

  • Dispositif scénique ultra lisible : un espace clos, deux portes, un lavabo. Peu d’accessoires, mais une vraie sensation de piège. (Et une disparition “impossible” qui fait basculer la salle.) 
  • Mécanique comique très précise : le “diagnostic” en échelle 1 à 5, les tisanes numérotées (“Harmonie”), la parapharmacie interne, la prescription à base de pourcentages… Tout est sérieux. Trop. Donc drôle. 
  • Progression nette, sans gras : on passe du petit symptôme (angoisse nocturne) au vertige administratif (listing, plaque de bureau, standard, collègues, épouse) — chaque tentative de prouver son existence échoue. 
  • Un grand morceau de satire : le monologue “Vortex” sur la vie privée, la “pudibonderie”, et le broyeur (papier destructible vs fichiers “ad aeternam”) : un tunnel maîtrisé, jouissif à dire… et qui prépare la chute. 
  • Chute finale parfaite : “Le mystère de la chambre jaune”, puis “passez-le au broyeur”. On rit. Et on se sent un peu visé. 

Pour quel type de troupe ?

✔️ Duos qui aiment la tension comique + la précision de jeu
✔️ Ateliers adultes / jeunes adultes : peu de décor, montée claire, gros potentiel de discussion après spectacle
✔️ Petits plateaux : unité de lieu, tension sonore, efficacité “huis clos”
✔️ Troupes qui aiment la satire sociale (monde du travail, langage managérial, absurdité administrative)


Niveau de jeu / rythme / contraintes

  • Rythme : une montée progressive (ne pas “tout donner” dès le début).
  • Difficulté réelle : tenir la tension sans surjouer l’angoisse.
  • Le docteur : drôle sans caricature (c’est son sérieux qui fait rire).
  • Le patient : précision corporelle (souffle, sueur, agitation → rage → sidération).

Variantes de mise en scène (5 idées simples)

  • Le sifflement : réel (hors-scène) ou subjectif (dans la tête). Dans les deux cas, il doit revenir comme un fil : discret → insupportable.
  • La pièce d’eau : montrée, suggérée par une simple porte, ou créée par un “coin lavabo” visible. L’important : la géographie soit limpide.
  • Le cabinet : “médical” réaliste ou ultra corporate (signalétique interne, affiches bien-être, slogans).
  • La disparition : porte qui claque / fermeture banale / noir bref / simple silence… mais laisse un détail concret (ex : filet d’eau).
  • Le monde “indifférent” : voix off (standard), son d’open space, notifications… pour que le public sente que l’entreprise continue.

TÉLÉCHARGEZ LA PIÈCE (PDF)
Si vous cherchez une comédie à 2, légère en décor, et très efficace sur scène.


Distribution et jouabilité

Distribution

  • Nombre de personnages : 2
  • Adaptations possibles : oui (2F / 1F-1H / 2H) 

Durée

  • Durée standard : env. 25 min
  • Variantes possibles : oui (selon tempo, silences, respiration de l’angoisse, longueur assumée du grand monologue “Vortex”)

Conseils de mise en scène

Pistes de travail

  • Deux régimes de jeu :
    • Koupaplh = calme, protocole, sourire de service, débit “qualité totale”.
    • Serling = corps qui lâche : souffle court, sueur, agitation → rage → sidération.
  • Le gag du bien-être : jouer à fond la précision ridicule (dosages, “quatre gouttes”, “tisanière n°4”, “dix minutes à l’espace détente”).
  • La montée de la preuve impossible : badge introuvable, appels (collègue, épouse), standard… chaque preuve doit se retourner contre lui plus violemment que la précédente.
  • La scène pivot (pièce d’eau) : décision claire sur comment il disparaît.

Ils·Elles ont monté cette pièce

« De Profundis clamavi » est souvent joué par des ateliers théâtre. Il a récemment été porté par L’Atelier théâtre Adulte de Castelmaurou, Haute-Garonne.


Représenter la pièce (SACD)

Toute représentation publique doit faire l’objet d’une déclaration auprès de la SACD.


Autres distributions possibles

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Questions fréquentes sur De Profundis Clamavi

Peut-on adapter la distribution ?

Oui : les deux rôles peuvent être joués en 2F1F/1H ou 2H, sans rien changer au texte (c’est même un bon levier pour renouveler la couleur du duo). 

Faut-il forcément montrer la salle d’eau ?

Non. Mais il faut que le public comprenne clairement où elle est — car la disparition “porte fermée” est un moment-clé. 

 Est-ce accessible à une troupe amateur ?

Oui, parce que le décor est simple et la distribution courte. La vraie difficulté est le tempo : tenir la tension sans “surjouer” l’angoisse, et rendre le docteur drôle sans le caricaturer. 


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