Comédie dramatique pour 4 comédiens (durée : 70 min)
Compatibilité avec votre compagnie
✔️ 4 comédiens (3F/1H)
✔️ Décor unique : un appartement (salon / entrée)
✔️ Matériel simple (mais à soigner) : feuilles + stylo, téléphone ancien, sac de terreau, bouteille + verres, lettre, sac à dos, “matériel de peintre”
Pour vérifier si cette elle correspond à votre compagnie.
Résumé de la pièce
Rémi n’en peut plus : il veut mettre Murielle, sa belle-sœur, dehors. Vite. Maintenant.
Charlotte temporise. Elle aime sa sœur. Elle culpabilise. Elle s’écrase… comme d’habitude.
Sauf qu’une quatrième présence veille. Annie, armée de feuilles, relit, rature, corrige. Elle “écrit” la scène sous nos yeux, dicte les répliques, coupe les phrases inutiles, relance la mécanique. Alors la dispute devient un engrenage : mensonge sur un rendez-vous d’artiste, violence sociale (l’art contre “la gueule de comptable”), jalousie, accusation de texto, vote “démocratique”… jusqu’au coup de massue : l’appartement est à Rémi.
Et quand tout semble fini, la pièce se retourne une dernière fois. Ce qu’on a vu n’était peut-être pas “la réalité”. Peut-être un souvenir. Peut-être du théâtre.
Ici, même les morts reviennent saluer.
Pourquoi cette pièce fonctionne sur scène ?
- Un moteur immédiat, concret, universel : “on héberge la belle-sœur, ça déborde, on explose”. Pas besoin d’explications supplémentaires : ça démarre tout seul… et ça monte.
- Une trouvaille scénique qui fait tout le sel : Annie est à la fois dans la scène et au-dessus d’elle (lecture, ratures, indications, corrections). Le public jouit de cette double écoute : l’action + la fabrication de l’action.
- Un crescendo de “joutes” : répétitions obsessionnelles (“On prend la Cooper”), logorrhées qui se répondent (tirade de Murielle sur les “épiciers”, riposte de Charlotte en séries d’additions, puis colère fiscale de Rémi). C’est drôle parce que c’est réglé au millimètre. Et cruel parce que ça vise juste.
- Des renversements nets, lisibles, théâtraux : Rémi vire Murielle → Charlotte se réveille et bascule → Murielle + Charlotte virent Rémi → Rémi reprend le pouvoir par le droit de propriété → épilogue qui recontextualise tout. On ne s’ennuie pas : la main passe sans arrêt.
- Une saveur rare : on rit, puis on se surprend à avaler sa salive. Le dernier mouvement (testament, mémoire, “chair du théâtre”) donne une profondeur qui reste après le noir.
Distribution et jouabilité
Distribution
- Nombre de personnages : 4
- Adaptations possibles : non (3F/1H, liens familiaux structurants)
Durée
- Durée standard : 70 min
- Variantes possibles : non (pièce construite sur une montée rythmique continue + épilogue)
Représenter la pièce (SACD)
Toute représentation publique doit faire l’objet d’une déclaration auprès de la SACD.
Autres distributions possibles
Vous cherchez une pièce jouable avec une autre distribution ?
→ Voir toutes les comédies par nombre de comédiens.
Conseils de mise en scène
Pistes de travail
- Faire d’Annie la maîtresse du temps dramatique : ce n’est pas un simple narrateur. Elle coupe, elle relance, elle écoute. Sa précision donne le tempo de tout le spectacle.
- Assumer le comique de répétition (sans l’étirer) : “On prend la Cooper” doit être une montée en pression, pas un gag décoratif. On doit sentir Rémi céder, puis perdre du terrain.
- Travailler les grandes tirades comme des duels : Murielle (art vs bourgeoisie), Charlotte (comptabilité en boucle), Rémi (liste des “il faut payer”). Chaque monologue doit “attaquer” quelqu’un, pas flotter.
- Garder la violence sous contrôle : c’est une comédie dramatique. Les insultes (“pauvre conne”, etc.) font partie de l’architecture. Si on les joue “premier degré”, ça casse. Si on les joue comme des armes sorties trop vite, ça frappe juste.
- Soigner la bascule finale : après l’expulsion et le cynisme (“plateau-télé”), l’épilogue doit changer d’air. On respire autrement. Le public comprend qu’il a assisté à une scène écrite par quelqu’un qui tente de tenir debout.
Ils·Elles ont monté cette pièce
🎭 Les z’ensoleillés, Bouches-du-Rhône, 2017.
🎭 La Compagnie R.A.S., Var, 2018.
🎭 Théâtre en Seine, Yvelines, 2019.
🎭 Les P’Artenaires, Bouches-du-Rhône, 2023-2024
Vous aimerez aussi
Pièces de distribution similaire
- Meurtre au Château : Comédie policière satirique pour 2 à 14 comédiens, à décor unique, rythmée et très jouable — idéale pour une troupe qui aime l’enquête… et la satire sociale.
- Sketchs à gogo : Recueil de sketchs modulable de 1 à 40 comédiens : scènes courtes, décors simples, rythme efficace. Durée variable, idéal pour troupes
- Le Petit Chaperon rouge : Conte adapté pour le théâtre pour 3 à 7 comédiens, modulable et participatif, qui revisite Le Petit Chaperon rouge pour interroger la peur, le désir et le rôle du spectateur.
Questions fréquentes sur Cent quatre rue Ordener
Le rôle d’Annie, c’est une narratrice… ou un personnage ?
C’est un personnage à part entière : elle lit, rature, intervient, et sa présence change la nature même du conflit (on voit la scène et sa fabrication).
La pièce convient-elle à une troupe amateur ?
Oui, si la troupe aime le rythme et la précision : c’est accessible en décor, mais exigeant en tempo (répétitions, relances, montées, grandes tirades).
Faut-il prévoir une mise en scène “réaliste” ?
Pas forcément. Le décor peut rester réaliste, mais l’esprit est clair : on est dans un huis clos qui bascule vers le souveniret le théâtre dans le théâtre.
À quel public s’adresse la pièce ?
À un public adulte ou adolescent amateur de théâtre psychologique. 104 rue Ordener séduit ceux qui aiment les intrigues de l’intime, les dialogues denses et les émotions à fleur de peau.
Porte ouverte
Vous avez une troupe ?
Si vous vous demandez si cette pièce est jouable avec votre distribution
ou si une adaptation est envisageable,
vous pouvez nous écrire.
Découvrez aussi nos comédies les plus jouées
Voir d’autres comédies pour 4 personnages
Recevoir une comédie chaque mois ? Conseils de mise en scène, sélections de pièces, coulisses d’écriture
