Comédie satirique pour 7 à 17 comédiens (durée : ≈ 100 min)
Compatibilité avec votre compagnie
✔️ 7 à 17 interprètes (personnages “satellites” supprimables sans casser l’intrigue)
✔️ Répartition femmes / hommes très adaptable (plusieurs rôles indifférenciés)
✔️ Décor léger : un seul lieu (le hall de l’Hôtel Beaumanoir)
Vérifiez que la pièce correspond à votre compagnie.
Versions pour 7
Versions pour 8
Versions pour 9
Versions pour 10
Version pour 11 et 12
Version pour 13 à 17
Résumé de la pièce
À l’Hôtel Beaumanoir, on sert le luxe comme une religion.
On y sourit au millimètre. On y ment, aussi.
Le moteur démarre très vite : Duroc, propriétaire nouveau-riche, annonce l’impensable. Un inspecteur du guide Belin est dans l’hôtel. Personne ne sait de qui il s’agit. Et si l’hôtel perd ses cinq étoiles, tout s’effondre.
À partir de là, la pièce déroule une mécanique de panique “palace” : on surjoue l’excellence… donc on se trahit.
Et pendant que la direction traque le critique, le hall devient un carrefour de catastrophes :
- Guerre interne entre Monsigny (maîtresse d’hôtel raide et “tradition”) et Engels (cheffe de cuisine “moderne”, brutale) : ça s’écharpe sur la carte, entre nostalgie de Vol-au-vent Richelieu et inventions du type tiramisu foie de veau caramel… puis ça dérape en bataille de standing.
- Crise de réputation : tout le monde soupçonne tout le monde. On accuse Souza parce qu’elle/il goûte “trop” (Saint-Jacques Rossini, cheesecake oseille-rhubarbe…), on accuse un client parce qu’il prend des notes… bref : la paranoïa devient un sport pratiqué par tout le monde.
- Clients impossibles, chacun avec son sketch à haute valeur scénique :
- Sweet, naïf/naïve en peignoir, veut “juste” aller à la piscine… et se fait terroriser par un discours absurde sur l’hydratation, le bronzage et la honte sociale.
- Montjoie, chasseur “dans la panade”, exige qu’on lui cuisine… son chapeau, parce que le “Code du Chasseur” l’y oblige (et Joubert propose des accompagnements gastronomiques comme si c’était normal).
- De Barry, dérangé·e, transforme un plat de haricots en traité sur le “principe actif”, les gaz… puis fait basculer le serveur/serveuse Verberie dans un échange délirant de tissus (jersey, mérinos, jacquard…) comme si on choisissait la matière idéale pour… survivre à la scène.
- Sous-intrigue lyrique : Montserrat, cantatrice exubérante, est un mensonge vivant. Elle est “la star”… mais c’est Maria, répétitrice discrète, qui chante en cachette depuis un an. Quand Renaud, critique musical, découvre le play-back (avec disparition du décor pendant la prestation), c’est l’explosion : scandale, humiliation, puis retournement.
Et la pièce va jusqu’au bout : l’hôtel croit gérer une “petite” inspection… mais la vraie menace est ailleurs.
Pourquoi cette pièce fonctionne sur scène ?
Cette pièce convient tant aux compagnies amateures qu’aux compagnies professionnelles car elle a de nombreux atouts :
- Un enjeu central ultra lisible : “on garde les cinq étoiles ou on meurt”. La tension est maximum.
- Une structure en vignettes qui “frappent les esprits » : chaque client apporte une situation plongeant immédiatement dans le comique (piscine / chapeau / haricots / tissus / play-back…).
- Une satire concrète : le luxe n’est pas une idée abstraite, c’est une série d’interdits ridicules (ne pas ressembler à un pauvre, ne pas faire de vague, ne pas dire certains mots, etc.).
- Des rôles à statuts très nets : direction obséquieuse, cuisine explosive, service au cordeau, clients capricieux. Pour une troupe, c’est du jeu. Du vrai.
- Un final “payoff” : le running gag “comment dirais-je” n’est pas juste un tic, c’est une arme dramatique… et la révélation ultime ferme la boucle.
Distribution et jouabilité
Distribution
- Nombre de personnages : 17
- Distribution requise : 7 → 17 interprètes
- Adaptations possibles : oui (certains rôles sont autonomes et supprimables sans gêner le déroulement)
- Personnages (version 17) : Chambord, Monsigny, Duroc, Engels, Barbarency, Montserrat, Renaud, Maria, Raoul, Brinton, Grinton, Souza, Sweet, Montjoie, Joubert, De Barry, Verberie.
Durée
- Durée standard : 95 min (cible 90–100 min)
- Variantes possibles : oui (en coupant Sweet / Montjoie / Joubert / De Barry / Verberie, selon votre plateau)
Représenter la pièce (SACD)
Toute représentation publique doit faire l’objet d’une autorisation préalable et d’une déclaration auprès de la SACD.
Autres distributions possibles
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Conseils de mise en scène
Pistes de travail
- Le hall = la “machine” : c’est votre plateau. Il faut des axes d’entrées/sorties lisibles, une circulation fluide, et des croisements qui créent du comique (service qui coupe, clients qui surgissent, apartés interrompus).
- Personnages tracés à la pointe sèche : Chambord ne marche que si son obsession du standing est jouée sérieusement (plus il est digne, plus c’est drôle). Engels, pareil : pas “grognon”, mais “efficace et sans filtre”.
- Objets-gags à soigner : la carte, le carnet de notes, la bouteille de champagne, le chapeau, la logique des tissus(jersey/mérinos/jacquard) : tout ça doit être clair, concret, réglé.
- La séquence Montserrat/Maria : réussie si on traite le play-back comme une vraie performance… et si la révélation (c’est Maria qui chante) tombe comme une guillotine.
- Le running gag “comment dirais-je” : c’est une musique. Il faut une montée : d’abord drôle, ensuite inquiétant, enfin révélateur.
Ils et Elles ont monté cette pièce (liste non exhaustive)
- 🎭 Le Groupe Artistique de Moret, Seine-et-Marne, 2022
- 🎭 Le Club Théâtre IMT Nord Europe, Nord, 2023
- 🎭 La Compagnie l’Étoile filante, Val-d’Oise, 2023-2024
- 🎭 L’Association Imagine, Jura, 2024
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- Meurtre au Château (comédie toute en monologues, enquête et satire)
- Sketchs à gogo (matériau très modulable, rythme de sketchs)
Questions fréquentes sur Hôtel Beaumanoir
Peut-on adapter la distribution ?
Oui. La pièce est jouable de 7 à 17 interprètes : plusieurs interventions (Sweet, Montjoie, Joubert, De Barry, Verberie) sont autonomes et peuvent être retirées sans déséquilibrer l’intrigue principale.
La pièce convient-elle à une troupe amateur ?
Oui : décor unique, lisibilité des enjeux (les 5 étoiles, l’inspecteur incognito), et scènes reposant sur des procédés connus (quiproquos, apartés, choral).
Est-elle accessible à des débutants ?
Oui, surtout si vous répartissez bien les profils : certains rôles sont très “typés” (clients), d’autres portent la tension (Chambord / Monsigny / Engels), ce qui permet d’adosser des débutants à des interprètes plus aguerris.
Porte ouverte
Vous avez une troupe ?
Si vous vous demandez si cette pièce est jouable avec votre distribution, ou si une adaptation est envisageable, vous pouvez nous écrire.
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